Dans n’importe quelle ville, des milliers de meubles, d’appareils et d’objets utiles sont déposés dans la rue chaque année. Des canapés confortables, des tables qui dureraient encore une décennie, des lits bébé à peine utilisés. Des choses dont quelqu’un avait besoin à ce moment précis, à quelques rues de là.

Partager n’est pas un petit geste. C’est la réponse la plus évidente à un problème que nous avons tendance à traiter comme une fatalité : produire, acheter, jeter, recommencer.

Ce qui se passe quand on partage

Chaque objet qui change de mains au lieu de finir à la benne évite l’abattage d’arbres, du transport, de l’emballage et les kilos de déchets liés à la fabrication d’un objet neuf. Un lit bébé réutilisé par trois familles fait le travail de trois lits, mais un seul a été produit.

Ce n’est que la partie visible. Le partage reconstruit aussi quelque chose que les grandes villes ont perdu : le sentiment que votre voisin existe. Que la personne du quatrième étage a une bibliothèque qu’elle n’utilise plus, et que vous pourriez en avoir besoin. Que demander et donner sont des gestes du quotidien, pas des moments gênants.

Il ne s’agit pas d’arrêter d’acheter

Parfois, vous avez besoin de quelque chose de neuf, et c’est très bien. Mais avant de passer commande, il vaut la peine de se demander : est-ce que quelqu’un en a déjà un, près de chez moi ?

La réponse, presque toujours, est oui.

Comment commencer aujourd’hui

  • Regardez ce que vous avez rangé et n’utilisez pas. Quelque chose qui vous encombre peut sauver la journée de quelqu’un.
  • Avant d’acheter, demandez-le sur Givore. Il y a de bonnes chances que quelqu’un de votre quartier l’ait rangé, en attente d’une nouvelle vie.
  • Quand vous recevez quelque chose, rendez la pareille quand vous le pouvez. La chaîne se nourrit d’elle-même.

Partager ne sauve pas la planète du jour au lendemain. Mais chaque objet qui circule au lieu d’être jeté compte. Chaque voisin qui se connecte compte. Chaque petit geste compte.

Et ensemble, ils finissent par être grands.